AUSTRALIE

Ce qui nous lie à l'Australie. 

Le nom d’Australie vient du latin austral et signifie le sud. Dès le IIIème siècle, des scientifiques européens imaginaient l’existence d’un continent situé à l’opposé du leur et sensé équilibrer le monde. La Terra Australis devient un mythe, et apparait plus tard dans la littérature, notamment dans les romans utopiques du XVIIème siècle. 

Pendant ce temps, des hommes habitent déjà ce continent, le plus vieux et plus sec des continents. Son isolement permet le développement d’une « mégafaune » hors du commun, des animaux si anciens qu’on les dirait imaginaires. Ces hommes, les aborigènes vivaient au rythme d’une cosmogonie qu’ils appelaient le « Temps du Rêve ». Dans leur mythologie, la terre est sacrée car les créatures géantes qui sont sorties des eaux, des cieux et des entrailles du monde pour créer la vie et les paysages y ont laissé leur âme. 

L’Australie est un rêve. Un rêve dont les plages ressemblent à celles des Landes, dont l’Outback ressemble au Sahel, dont le Nord ressemble au sud de l’Asie. Un rêve dont les eaux sont bordées par une fragile et immense barrière de corail, et dont les forêts sont habitées par des marsupiaux et des émeus. Un rêve où un lieu appelé Shark’s bay est en fait un havre de dauphins. Le sens de l’émerveillement, voilà ce qui nous lie à l’Australie.


Proverbe australien : "Si tu t'occupes de ta terre, elle s'occupera de toi."

 HISTOIRE | AUSTRALIE

Le Troisième homme : Peter Norman

1968 : deux athlètes afro-américains lèvent un poing ganté de cuir noir sur le podium des Jeux Olympiques. Ce geste est une insulte pour les USA, car il hurle au monde l’injustice que subissent les Noirs dans leur pays. L’histoire cite peu ce troisième homme, médaillé d’argent. Un jeune homme blanc, bien coiffé, impassible : Peter Norman est australien. 

C’est lui qui a suggéré à Tommie Smith et John Carlos de partager la paire de gants. Lui, arbore en plus de sa médaille le badge de l' "Olympic project for human rights" (essentiellement porté par des athlètes noirs). Il le fait car il croit » en Dieu et aux droits de l’homme « et pense que la lutte pour l’égalité raciale est aussi un combat que doit mener "l’Australie blanche". 

Peter Norman est exclu de la fédération australienne d’athlétisme, privé d’invitation aux JO de 2000 dans son pays. Il sombre dans l’oubli, victime de son sens de la dévotion et de son humaine empathie. Il décède à Melbourne en 2006 et ses amis, Tommie Smith et John Carlos, portent son cercueil après la messe de funérailles. John Carlos raconte pendant la cérémonie que le soutien du « seul sportif blanc qui eut assez de cran » pour les soutenir donna à leur geste une portée universelle : « je pensais voir de la crainte dans ses yeux. J’y vis l’amour. »

 

 PREMIER FILM | AUSTRALIE

Crocodile Dundee

Crocodile Dundee a réellement existé : Rodney Ansell a passé deux mois seul dans le désert australien et pouvait tuer un crocodile à mains nues. Cette histoire absurde comme une plaisanterie australienne a inspiré le film, dans lequel notre Crocodile Dundee part pour New York, par amour pour une jeune journaliste américaine. 

Les ressorts comiques reposent sur les contrastes et les oppositions : les looks ultra 80 des kids de NYC face au look de chasseur de sauriens, le jargon des rues à côté du langage de Bush australien, les contraintes de la vie citadine par rapport à la nature vive et sauvage. C’est un des plus gros succès du cinéma australien et une belle illustration de leur humour si particulier, fait de grossièretés (oui, oui, ils jurent beaucoup), de néologismes et d’expressions imagées.

 

 SECOND FILM | AUSTRALIE

Les premiers Hommes : 10 Canoës, 150 lances et 3 épouses 

Ce film est un des plus importants de l’histoire du cinéma australien : il s’agit du premier film joué en langue aborigène. De plus, la construction du film est assez étonnante : une alternance de couleurs oniriques avec des noirs et blancs plus secs, puis des pastels et ensuite, encore d’autres variations de couleur. Chaque couleur porte un thème du film, en en faisant de véritables chapitres.

Le film raconte la cosmogonie, la pensée et les modes de vie aborigènes. Le tournage a accentué le côté épique du film, car les conditions étaient très dures : climat chaud et humide, moustiques et sangsues et vie sur le croêc-spotting (garder un oeil sur les crocos). Le résultat est une oeuvre inspirée, unique et poétique, multi-récompensée.

 

 MUSIQUE | AUSTRALIE

Intellos bouillants : Tame Impala

Incontournable pour voir la vie en rose ! 
De l’audace. Le son de Tame Impala frappe et rebondit avec une vivacité simple, une bouillonnante générosité. Le groupe de Perth, sur la côte occidentale, n’a aucun complexe : jugez-en, leur approche visuelle est tout aussi libre, intello et ironique.