La Seine, et ses humeurs, ses caprices et ses couleurs.

Grise. Ses murs, son ciel. Son fleuve. Certains disent de la ville qu’elle est grise, passéiste. Dépassée, snob aussi. Paris serait éteinte.

Pourtant, il suffit de monter au sommet d’une colline. Au pied du Sacré-Cœur ou sur le promontoire du parc de Belleville pour le voir. De jour comme de nuit, cette ville brille. De petites lumières illuminent la cité. Des talents, des rêves et des désirs. Des théâtres et des restaurants, donc des auteurs et des chefs. Des jardins fleuris et des jardins de sable. Des amoureux et des filous. Des poètes et des avocats, des boulangers mais hélas, plus aucun poinçonneur .

Autour de Barbès et de la Goutte-d’Or, le wax s’agite et le soukouss et le zouglou résonnent dans les soirées. À la République, les skateurs jonglent, les bobos flânent et les contestations sonnent avec puissance. A l’automne, les trench beiges rythment le parcours depuis l'École Militaire jusqu’au Luxembourg. L’été , les canaux se font promenade et l’hiver, tous passent, intimidés, pour voir le niveau de la Seine et ce qu’il reste du Zouave. La véritable Maîtresse de Paris. La Seine, et ses humeurs, ses caprices et ses couleurs.

Celle qui consent, en nous laissant retrouver le Zouave au printemps, à nous permettre de continuer d’habiter Paris.

 CINEMA | PARIS

Le ballon rouge et puis quoi ?

Un des plus jolis films sur Paris. Un des plus jolis films, tout court. Ce joyau, réalisé par Albert Lamorisse date de 1956. Dans le vieux Belleville, un petit garçon flâne et croise, un ballon rouge. D’un rouge vif, appétissant comme une pomme d’amour. Il est attaché à un lampadaire. Le garçonnet le libère et se balade, fier comme Artaban, avec son nouveau jouet. L’enfant finit par le libérer, mais non. Il ne part pas; Le ballon, attaché à son ami, le suit partout. Partout.

Ce film est d’une légèreté merveilleuse. Les images de ce Paris d’antan, de ses habitants sont touchantes. La grâce du petit Pascal Lamorisse et de son ballon est émouvante.

Allez, regardez-le, et laissez ce film devenir un de vos plus beaux souvenirs de Paris !

 

 STREET ART | PARIS

Coup de craie sur Philippe Baudelocque

Baudelocque Philippe Street Art Paris

Ephémère. C’est étonnant de vouloir ainsi marquer dans l'éphémèrePhilippe Baudelocque est un artiste de rue, qui travaille beaucoup à la craie. Il imagine un bestiaire fabuleux, saisissant. Des images venues d’ailleurs, de l’âme et du coeur. Des émotions contraires nous traversent lorsque l’on observe ses oeuvres : la fascination, l’admiration. Mais parfois l’incompréhension et le vertige devant les lignes, les tourbillons, les appels et les oppositions. Ne perdez plus une minute et découvrez son univers unique. 

 

 MUSIQUE | PARIS

Le paradis recto verso...

Les chansons sont écrites en français, comme des balades. Des balades émotionnelles, lentes et sincères. Des histoires d’amours, de nuits blanches passées à danser, de sourires échangés et de belles amitiés. La musique house emporte et le rythme s’élève. C’est beau et sensible. De la pop tendre.  Simon Mény et Pierre Rousseau se sont rencontrés lors d’une soirée. Chacun a grandi à l’étranger et ils se racontent leurs rapports à la France et surtout à sa musique, si loin et familière. Leur amitié devient Paradis, un groupe à la croisée de l’électro et du chant. Une délicatesse contemporaine. 

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