TURQUIE

"Je puis faillir, mais tu dois me pardonner." (très beau) proverbe turc. 

Turquie.  

« Le matin des cörek, doux, avec un café sucré et onctueux. Nous demanderons à ce qu’on nous lise l’avenir dans le marc ensuite, et si plus personne ne le fait, nous inventerons. Nous réclamerons des dolma, des köfte et des börek, dans le désordre, et aussi du kumpir, ces mets étonnants faits de feuilles de vigne, d’agneaux succulents ou des feuilletés au fromage ou de peu importe. Nous boirons des eaux de rose ou de fleur d’oranger, de l’ayran ou du raki. Puis, halve, loukoums et baklava. Un festin, pour essayer de savoir si nous sommes à Byzance, Constantinople ou Istanbul. Un festin pour savourer le bonheur d’être, à toute époque, en Turquie. »

 POÉSIE | TURQUIE

Le Mawlana (Maître) par delà les frontières : Rûmi

Il faut lire Rûmi, puis le relire. L’oublier, vivre puis le lire à nouveau. Avancer, aimer et rire, puis le relire. Né dans l’actuel Afghanistan au XIIIème siècle, Rûmî meurt en Turquie, où il repose, dans un mausolée dans la vieille ville de Konyya. Poète, maître soufi, il pense et décrit la vie, l’amour, les plaisirs de la vie et les déceptions des coeurs. Sa poésie est sublime : des lignes d’or si réelles qu’elles semblent magiques. 

 MUSIQUE | TURQUIE

Le poète chantant : Volkan Konak

Des airs qui s’écoutent à l’écart du monde, en rêvant des rivages de la Mer Noire, d’où vient Volkan Konak. Apaisante et habitée, sa musique est voluptueuse et spirituelle, légère comme une fumée, captivante comme les rêves.

Le jeune premier : Faik

Il pourrait être d’ailleurs, mais il est bien turc. Beau comme un jeune premier, Faik chante une folk nostalgique et timide. C’est joli et délicat, comme un weekend d’automne.

 LITTÉRATURE | TURQUIE

L’âme engagée : Ohran Pamuk

Ohran Pamuk a reçu en 2006 le prix Nobel de littérature. Né à Istanbul en 1952, il s’y installe de nouveau à la fin des années 80 après des études aux Etats-Unis. Son écriture évolue d’un style naturaliste vers plus de poésie, un appel au conte et au surnaturel, des références au religieux et au mystique. Une écriture complexe, qui mélange les genres, les points de vue narratifs et les temporalités.

Engagé, il reconnaît le génocide arménien et les massacres des populations kurdes, dénonce la fatwa prononcée contre Salman Rushdie et les obstacles à la liberté d’expression dans son pays. Et si il ne fallait lire qu’un seul de ses livres, nous vous dirions de plonger dans le Livre Noir et d’affronter sa vision d’Istanbul. L’oeuvre est dense, parfois opaque, mais foisonnante et grande. Le Livre Noir est un livre plein sur le vide et la disparition, un portrait d’une Istanbul magique et labyrinthique. 

 

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